GNU/Linux en 5 étapes
1. Le début
2. Choisir une distribution
3. Télécharger et graver
4. Préparer le PC
5. Installer GNU/Linux
Derniers sujets du forum
Dernières astuces du forum
Visiteurs, statistiques
Statistiques du forum:
Total de membres : 605
Dernier utilisateur inscrit : clenilofe
Total de discussions : 619
Total de messages : 3600
Total visiteurs: 371409
Les systèmes Windows nécessitent au moins une partition, appelée « C:\ », mais pour faciliter la conservation des données, il vaut mieux en avoir deux, l'une pour le système et l'autre pour les données (« Mes Documents »).
Un OS Microsoft doit démarrer depuis une partition principale activée (voir plus loin).
Les systèmes GNU/Linux nécessitent deux partitions au moins, une pour monter la racine, nommée « / » et une de swap. Dans le cas d'une utilisation de particulier, il est conseillé de séparer le système des données en utilisant une partition séparée pour celles-ci (/home).
Dans le cas d'utilisation de plusieurs distributions, il peut être utile d'avoir des /home séparés pour chaque distribution, quitte à utiliser de petites partitions pour ceux-ci, et d'utiliser une plus vaste partition pour un répertoire commun (/mnt/partage ou /media/commun par exemple).
Dans le cas d'utilisation en entreprise, pour des niveaux de sécurité ou de confidentialité, il peut être utile de placer sur des partitions distinctes certains répertoires de la racine (/var, /bin ou autres).
Un disque peut contenir jusqu'Ã quatre partitions principales.
C'est une partition principale qui peut contenir des partitions logiques, ce qui permet d'accroître le nombre de partitions disponibles sur un même disque.
Partition complémentaire contenue dans une partition étendue.
Les drapeaux ou flags ou bits de signalisation sont des repères qui permettent une utilisation particulière des partitions. Les principaux sont :
Déclare une partition « active », c'est à dire propre à faire démarrer un système Microsoft.
Signale les partitions étendues contenant une ou des partitions(s) Microsoft (FAT ou NTFS). Le système LBA permet à ces OS de reconnaître les partitions logiques dans les partitions étendues sur des disques de plus de 504 Mo.
Déclare une partition cachée. A utiliser avec précaution. Les autres bits de drapeaux sont plus rarement utilisés.
La dénomination des partitions ne suit aucune logique, bien qu'elle soit devenue intuitive de par son utilisation courante. Les lecteurs sont nommés A et B pour les disquettes, puis à partir de C pour les autres unités.
Les lecteurs de disquettes sont nommés à partir de fd0.
Les lecteurs de disques sont nommés hd pour les disques IDE, et sd pour les SATA et SCSI. Suit une lettre qui désigne, à partir de a, le numéro d'ordre du disque par rapport aux branchements sur la carte mère, puis un chiffre qui désigne, à partir de 1, le numéro d'ordre de la partition sur le disque. Ainsi, sda1 sera la 1ère partition du 1er disque, sdb3 sera la 3e partition du 2e disque, etc.
Les partitions sont référencées dans le répertoire /dev et doivent être montées pour être utilisées. Ainsi, /dev/sda1 sera la 1ère partition du 1er disque, /dev/sdb3 sera la 3e partition du 2e disque, etc. Les points de montage sont fonction de l'utilisation de l'unité.
Les disques sont nommés hd, suivis d'un numéro de disque compté à partir de 0 puis d'un numéro de partition, compté à partir de 0. Ainsi, (hd0,0) sera la 1ère partition du 1er disque, (hd1,2) sera la 3e partition du 2e disque, etc.
De type NT (NT, XP, Vista, …) fonctionnent de préférence avec des partitions NTFS, amis peuvent utiliser les partitionnements Microsoft non-NT de type FAT.
(95, 98, …) utilisent des partitions de type FAT32, mais peuvent utiliser les partitionnements plus anciens (FAT16 ou FAT12). Ils sont incapables d'utiliser NTFS.
Utilisaient des FAT16, et sont incapables de reconnaître les systèmes de fichiers ultérieurs (FAT32 ou NTFS).
Système de fichiers utilisé pour le formatage des disquettes.
Le système de fichiers de base est le ext2. On utilise plus souvent le ext3, qui est un ext2 journalisé, ce qui facilite la récupération de la session et des données en cas de plantage.
Il existe aussi le système ReiserFS, qui promettait beaucoup, mais qui est un projet en quasi-standby depuis quelque temps.
Linux reconnaît aussi en natif toutes les sortes de FAT, mais l'utilisation n'en n'est pas conseillée sous Linux du fait que ces systèmes ne reconnaissent pas les droits d'accès, et ne sont donc pas sécurisés.
Pour reconnaître NTFS, Linux a besoin d'un utilitaire, ntfs-3g, qui lui permet de lire et d'écrire sur ces partitions. Il ne peut donc pas être installé dessus.
Un chargeur de démarrage est un petit programme qui se place dans la MBR (Master Boot Record) du disque dur de démarrage et qui permet de lancer le système d'exploitation. Lors de l'installation d'un système, il se met par défaut dans la mbr, ce qui écrase tout autre bootloader qui s'y trouverait. C'est pourquoi Windows doit être installé en premier lorsqu'on utilise conjointement des systèmes Microsoft et d'autres systèmes, car les bootloaders de Vermont ne reconnaissent pas ceux des autres fabricants d'OS.
Lors de l'utilisation de Vista, il vaut mieux faire une sauvegarde du mbr de Vista avant d'utiliser un système multiboot, car en cas de PC tatoué, l'utilisation de l'ordinateur peut devenir impossible autrement.
Les OS Microsoft sont chargés par des bootloaders capables de démarrer l'OS pour lequel ils ont été conçus et tous les OS Microsoft antérieurs. Ainsi NTLDR de XP pourra lancer XP, tous les Windows antérieurs à XP et tous les MS-DOS. Le bootloader de Vista pourra démarrer tous les Windows et MS-DOS connus à ce jour. Tous seront incapables de démarrer un OS non Microsoft (sauf peut-être IBM-OS2, à vérifier).
Linux est capable de démarrer avec n'importe quel bootloader capable de reconnaître le type de partition sur lequel il est installé. Il est généralement fourni avec lilo et Grub, ce qui permet un choix utilisable au départ. Beaucoup d'autres sont utilisables, mais GAG est le seul autre qui sorte du lot.
Bootloader original pour GNU/Linux et *BSD, lilo a pour inconvénients d'être totalement en ligne de commande et de devoir être redémarré après chaque modification. C'est la raison pour laquelle il n'est plus guère utilisé que par les geeks de la première heure. Il reconnaît un grand nombre d'OS.
Grub (Grand Unified Bootloader) a supplanté lilo comme système permettant le multiboot avec des systèmes Unix, Linux, BSD ou autres Unix-like. Il permet de choisir l'OS de démarrage, le noyau de cet OS, ou certaines particularités de démarrage comme un mode graphique spécifique, l'utilisation d'un framebuffer, le démarrage en ligne de commande ou en interface graphique, la temporisation du démarrage, le démarrage par défaut, etc.
Ses défauts sont dus plus à des particularités de certaines distributions Linux lorsque plusieurs distributions sont utilisées sur la même machine. L'exemple courant est le nom du noyau. Lors d'une mise à jour du noyau, la plupart des distributions recopient le dernier noyau en date sous le nom vmlinuz, ce qui permet de ne pas changer le nom du noyau de démarrage par défaut dans /boot/grub/menu.lst, le fichier de configuration de Grub, et d'ajouter le nom du précédent noyau pour booter dessus en cas de problème. Mais certaines distributions, comme Ubuntu par exemple, ne font pas cette copie.
Ça n'a rien d'ennuyeux lorsque c'est la seule distribution utilisée, ni quand c'est la dernière distribution installée. Par contre, ça oblige à des modifications manuelles du fichier menu dans les autres cas. Pour pallier à cet inconvénient, on peut installer les différentes distributions Linux avec leurs Grub respectifs dans le secteur de boot de partition au lieu du mbr. On placera alors GAG dans la mbr, et il pointera vers chaque secteur de boot de partition. Ainsi, on lancera soit Windows directement, soit le Grub de la distribution voulue, avec pour chaque distribution ses propres options.
Ce type d'utilisation combinée de GAG et de Grub est aussi utile lorsqu'on veut tester différentes distributions les unes à la suite des autres.
Je reviendrai sur les différentes options de Grub et leur utilisation.
GAG (Gestor de Arranque Gráfico http://gag.sourceforge.net/ ) est bien plus simple que Grub, mais permet moins d'options et ne peut démarrer « que » neuf systèmes différents. Il est surtout utile pour l'utilisation combinée avec Grub telle que décrite plus haut, mais peut être utile, par facilité, dans les autres cas, avec ou sans Grub.
En cas d'utilisation de Vista, GAG s'installe partiellement dans la mbr. Mais comme il s'enregistre dans les quinze premiers secteurs de la première partition et ne laisse que quelques octets dans la mbr, il occulte la mbr d'origine (et le tatouage) sans rien effacer. En rebootant sur le CD d'installation, il s'efface et rend la main au mbr d'origine.
Gub permet de choisir sur quel OS démarrer en utilisant les touches fléchées haut et bas ( ↑ et ↓ ). Pour lancer le démarrage une fois le choix effectué, il suffit d'appuyer sur « Enter ». A défaut de choix dans le temps imparti par la temporisation, c'est l'option par défaut qui sera choisie.
Les options de Grub sont paramétrées dans le fichier /boot/grub/menu.lst (fichier texte).
Autres infos sur Grub.
Les lignes qui commencent pat la caractère # (dièse, carré ou cardinal) sont des lignes de commentaires, donc simplement destinées à ajouter des commentaires ou à supprimer des options sans les effacer définitivement.
default 0
Signale que c'est la 1ère option de démarrage qui démarrera si aucune touche n'est utilisée avant la fin de la temporisation. Indiquer 1 au lieu de 0 fera démarrer la 2e option, et ainsi de suite.
timeout 10
Signale que le démarrage commencera après 10 secondes si aucune touche n'est utilisée. Un autre nombre fera varier cette temporisation.
La valeur 0 fait démarrer de suite sans laisser la possibilité de choisir une autre option.
Commenter la ligne timeout permet de ne jamais démarre r sans appuyer sur « Enter ». Cacher les menus
Sert à masquer les autres choix que ceux avant lesquels il se trouve. Il est rarement actif par défaut. Pour le neutraliser lorsqu'il est actif, il faut appuyer sur « Escape ». Pour désactiver hiddenmenu, il faut le commenter ou le supprimer.
Jolies, il faut le dire vite ! En fait, il s'agit des 16 couleurs de base utilisables par le BIOS.
color black/light-grey-cyan/black
Permet par exemple d'avoir un texte noir sur fond gris clair dans l'ensemble, alors que la ligne surlignée aura un texte cyan sur fond noir. Commenter ou supprimer cette ligne amènera à un Grub en noir et blanc.
C'est plus facile à règler avec un utilitaire comme Startup-Manager, en interface graphique.
Pour utiliser une image de fond, il faut que cette image soit en 14 couleurs (n'importe lesquelles) en 640×480 pixels, au format xpm et compressée par gzip. On aura donc une image.xpm.gz qui devra se trouver dans un sous répertoire du répertoire /boot/grub.
splashimage=(hd0,2)/boot/grub/splashimages/shadocks.xpm.gz
utilisera l'image shadocks.xpm.gz dans le répertoire /boot/grub/splashimages de la troisième partition du premier disque dur. Commenter ou supprimer cette ligne empêchera l'utilisation d'une image de fond.
Détails de la modification de l'image de Grub dans Mandriva.
passwd
Permet d'utiliser un mot de passe. Je ne l'ai jamais utilisé, ni même cherché comment ça fonctionne. Attention : en cas d'oubli du mot de passe, celui-ci est crypté, donc impossible à récupérer. Cette commande s'utilise en combinaison avec la commande lock, qui interdt l'utilisation de la ligne concernée sans mot de passe.
title est la ligne qui définit le texte qui sera affiché dans Grub pour cette option de démarrage.
root est la ligne de commande qui définit sur quelle partition se trouve l'OS à démarrer et qui le monte provisoirement.
rootnoverify est la ligne de commande qui détermine la partition de l'OS sans monter cette partition. C'est parfois utilisé pour lancer Windows, jamais pour Linux.
kernel est la ligne qui détermine que noyau sera lancé et avec quelles options.
kernel /boot/vmlinuz-2.6.24-23-generic root=UUID=8f5b16ff-5882-45a6-8a44-45d0ed7e1445 ro vga=792
est une ligne qui précise plusieurs choses :
/boot/vmlinuz-2.6.24-23-generic est le kernel à démarrer
root=UUID=8f5b16ff-5882-45a6-8a44-45d0ed7e1445 est le numéro d'identification de la partition. On peut également utiliser le chemin ou le label de la partition en lieu et place de l'UUID. Le chemin donnera root=/dev/sda3 si c'est de cette partition qu'il s'agit et le label donnera root=label=racine si la partition en question a été nommée « racine ».
ro précise « read only », rw (à éviter) serait read & write.
vga=792 précise que le démarrage se fait en mode 792, c'est à dire en 1024 x 768 en 24 bits de couleurs. Le tableau des correspondances des codes VGA se trouve sur le site d'Ubuntu : http://doc.ubuntu-fr.org/installation/definition_demarrage
single signifie démarrage en root, donc dangereux : ce n'est à utiliser que dans les cas où il n'est plus possible de démarrer normalement (recovery mode).
Je n'ai pas compris à quoi sert l'option resume
Kernel /boot/memtest86+.bin est la ligne qui permet de vérifier les barrettes mémoire de la machine.
initrd est une commande derrière laquelle on répète le nom du noyau. Je n'ai jamais compris à quoi ça sert exactement.
quiet est la commande qui permet de ne pas avoir l'écran de démarrage normal (splash screen avec barre de progression du chargement) et de lire les différentes étapes du chargement de Linux.
savedefault est utilisé pour sauver l'option de démarrage courante comme étant par défaut si elle est activée. Dans certains cas, elle est notée sans avoir d'effet, dans d'autres elle n'est pas notée. Je ne sais pas comment ça fonctionne, mais je sais que quand on change cette option par rapport à ce qu'elle est par défaut, on a de désagréables surprises.
chainloader +1 est utilisé pour passer la main à un fichier de configuration de boot autre que celui de Grub, entre autres pour charger Windows.
map est une commande qui permet d'inverser l'ordre des disques losque par exeemple Windows se trouve sur un autre disque que Linux :
map (hd0) (hd1) map (hd1) (hd0)
Voir aussi le tuto pour changer l'ordre de démarrage par défaut sous Mandriva ou en général.
reboot est la commande qui permet de redémarrer depuis Grub
halt est la commande qui permet d'arrêter la machine depuis Grub.